{"id":30036,"date":"2015-08-31T11:51:00","date_gmt":"2015-08-31T15:51:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aicanada.ca\/fr\/article\/managing-contaimination\/"},"modified":"2015-08-31T11:52:00","modified_gmt":"2015-08-31T07:52:00","slug":"managing-contaimination","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/www.aicanada.ca\/fr\/article\/managing-contaimination\/","title":{"rendered":"G\u00e9rer la contamination"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>G\u00e9rer la contamination pour l\u2019utilisation productive, le d\u00e9veloppement et le retranchement des biens immobiliers<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Par Andrew H. Thalheimer, ing, associ\u00e9, directeur de la rem\u00e9diation et de la ma\u00eetrise des risques, Dillon Consulting Limited, et Darren S. Parker, associ\u00e9, Dillon Consulting<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9velopper l\u2019\u00e9valuation impartiale et fiable d\u2019un bien immobilier est une affaire complexe. Quand l\u2019environnement du bien est contamin\u00e9, son \u00e9valuation peut se compliquer consid\u00e9rablement (p. ex. aller de la simple g\u00e9om\u00e9trie au calcul diff\u00e9rentiel). Auparavant, la vie \u00e9tait plus facile&nbsp;: un bien contamin\u00e9 n\u2019avait aucune valeur \u2013 ou, plus exactement, la valeur n\u00e9gative potentielle due aux responsabilit\u00e9s environnementales mal d\u00e9finies. L\u2019arithm\u00e9tique \u00e9tait claire, les sites contamin\u00e9s offraient peu d\u2019opportunit\u00e9s de r\u00e9aliser leur valeur et risquaient souvent d\u2019entra\u00eener des co\u00fbts importants. Probl\u00e8me r\u00e9solu. Mais, les choses ont chang\u00e9 avec le temps et quand les sites contamin\u00e9s sont trait\u00e9s et g\u00e9r\u00e9s ad\u00e9quatement, on les consid\u00e8re maintenant comme d\u2019excellentes occasions d\u2019utilisation productive, de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration, de d\u00e9veloppement et de retranchement.<\/p>\n\n\n\n<p>Le pr\u00e9sente article examine des fa\u00e7ons de g\u00e9rer les sites contamin\u00e9s (c.-\u00e0-d. comportant des milieux environnementaux touch\u00e9s) afin de profiter des opportunit\u00e9s de produire plus de revenus, attirer du financement, lib\u00e9rer des r\u00e9serves financi\u00e8res, cesser de surveiller l\u2019environnement, investir dans la communaut\u00e9, changer les perceptions sur les biens immobiliers et vendre ceux-ci. Nous commen\u00e7ons par d\u00e9finir ce qu\u2019est un bien immobilier contamin\u00e9. Nous d\u00e9crivons ensuite le processus d\u2019\u00e9valuation servant habituellement \u00e0 caract\u00e9riser les biens immobiliers contamin\u00e9s, la fa\u00e7on dont les risques pour la sant\u00e9 humaine et l\u2019environnement sont \u00e9valu\u00e9s, g\u00e9r\u00e9s et, si n\u00e9cessaire, \u00e9limin\u00e9s, de m\u00eame que les m\u00e9thodes possibles \u00e0 valeur ajout\u00e9e pour faciliter la r\u00e9utilisation productive et(ou) le red\u00e9veloppement d\u2019un bien immobilier contamin\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le bien immobilier contamin\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un bien immobilier contamin\u00e9 est un terrain o\u00f9 l\u2019on trouve une ou plusieurs mati\u00e8res chimiques en quantit\u00e9s d\u00e9passant un crit\u00e8re applicable, g\u00e9n\u00e9rique et num\u00e9rique. D\u2019ordinaire, la contamination r\u00e9sulte d\u2019utilisations historiques du bien immobilier ou d\u2019activit\u00e9s men\u00e9es sur celui-ci, m\u00eame si les produits chimiques contaminant le bien immobilier ont pu migrer ou \u00eatre transport\u00e9s de l\u2019ext\u00e9rieur. En tant que sites r\u00e9am\u00e9nag\u00e9s, les biens immobiliers contamin\u00e9s sont g\u00e9n\u00e9ralement \u00ab&nbsp;des biens immobiliers commerciaux ou industriels abandonn\u00e9s, non cultiv\u00e9s ou sous-utilis\u00e9s&nbsp;\u00bb dont le red\u00e9veloppement, la r\u00e9utilisation ou le retranchement sont compliqu\u00e9s par la pr\u00e9sence de contaminants. Cependant, le bien immobilier contamin\u00e9 n\u2019est pas toujours un site r\u00e9am\u00e9nag\u00e9&nbsp;: par exemple, une terre agricole en jach\u00e8re ayant servi de verger auparavant peut encore \u00eatre touch\u00e9e par les pesticides employ\u00e9s durant la vie du verger; un immeuble r\u00e9sidentiel peut \u00eatre touch\u00e9 par les restes d\u2019un d\u00e9versement de mazout domestique; ou un nettoyeur \u00e0 sec actif peut \u00eatre touch\u00e9 par les usages pass\u00e9s sur le site, m\u00eame si les pratiques courantes n\u2019ont pas d\u2019effets n\u00e9fastes sur l\u2019environnement.<\/p>\n\n\n\n<p>Beaucoup de mati\u00e8res chimiques peuvent \u00eatre des contaminants, selon leur quantit\u00e9 pr\u00e9sente dans un milieu donn\u00e9 (c.-\u00e0-d. sol, eau souterraine, s\u00e9diment, eau de surface). Pour les fins de gestion, d\u2019analyse et d\u2019\u00e9valuation, on a regroup\u00e9 les mati\u00e8res chimiques en cat\u00e9gories fond\u00e9es sur leur composition et leurs propri\u00e9t\u00e9s, incluant, par exemple&nbsp;: hydrocarbures p\u00e9troliers (HP); biph\u00e9nyles polychlor\u00e9s (BPC), m\u00e9taux, mati\u00e8res inorganiques, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), dioxines, compos\u00e9s organiques volatils (COV), organopesticides et compos\u00e9s perfluor\u00e9s (CP). D\u2019autres contaminants pouvant poser un probl\u00e8me comprennent l\u2019amiante, la moisissure et la radiation.<\/p>\n\n\n\n<p>Le crit\u00e8re num\u00e9rique \u00e9tablit une r\u00e9f\u00e9rence pour indiquer si un produit chimique particulier peut pr\u00e9senter un risque inacceptable pour la sant\u00e9 humaine ou pour l\u2019environnement dans un milieu donn\u00e9. La d\u00e9rivation de ces r\u00e9f\u00e9rences est complexe, mais repose sur des consid\u00e9rations toxicologiques, physiologiques et autres propres \u00e0 chaque site. Les gouvernements f\u00e9d\u00e9ral et provinciaux \u00e9laborent et(ou) adoptent des r\u00e9f\u00e9rences g\u00e9n\u00e9riques fond\u00e9es sur la science actuelle et qui peuvent changer au fil du temps. Si l\u2019on d\u00e9tecte des quantit\u00e9s d\u00e9passant le crit\u00e8re g\u00e9n\u00e9rique, le bien immobilier sera r\u00e9put\u00e9 contamin\u00e9; pourtant, comme nous l\u2019expliquons plus bas, cela prend une \u00e9valuation plus pouss\u00e9e pour conclure s\u2019il existe un risque inacceptable et qu\u2019il faut le g\u00e9rer ou y rem\u00e9dier. L\u2019applicabilit\u00e9 des r\u00e9f\u00e9rences obtenues par les gouvernements f\u00e9d\u00e9ral et provinciaux d\u00e9pend surtout du propri\u00e9taire et de l\u2019emplacement du bien immobilier; toutefois, d\u2019autres facteurs peuvent influencer l\u2019applicabilit\u00e9 d\u2019un crit\u00e8re sp\u00e9cifique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La d\u00e9finition du probl\u00e8me<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour bien consid\u00e9rer les r\u00e9percussions possibles de la contamination sur l\u2019\u00e9valuation d\u2019un bien immobilier, il faut conna\u00eetre la nature et l\u2019\u00e9tendue de cette contamination. Malheureusement, comme si on essayait d\u2019estimer la valeur d\u2019une maison sans m\u00eame la visiter, caract\u00e9riser la nature et l\u2019\u00e9tendue d\u2019une contamination en sous-surface (c.-\u00e0-d. quels contaminants, en quelles quantit\u00e9s et o\u00f9&nbsp;?) pose un d\u00e9fi. Cette caract\u00e9risation, qui rel\u00e8ve \u00e0 la fois de l\u2019art et de la science, repose sur des connaissances incompl\u00e8tes, sur l\u2019extrapolation entre des emplacements \u00e9chantillonn\u00e9s et sur des hypoth\u00e8ses sur le sort et le transport des contaminants, tout cela d\u00e9termin\u00e9 avec un mod\u00e8le de site conceptuel (MSC) \u00e9labor\u00e9 \u00e0 partir des donn\u00e9es disponibles, de l\u2019exp\u00e9rience acquise et du jugement professionnel.<\/p>\n\n\n\n<p>Un des \u00e9l\u00e9ments critiques dans la d\u00e9finition du probl\u00e8me consiste \u00e0 d\u00e9gager le crit\u00e8re de r\u00e9f\u00e9rence applicable. Comme nous l\u2019avons d\u00e9j\u00e0 expliqu\u00e9, les crit\u00e8res de r\u00e9f\u00e9rence d\u00e9pendent en g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019utilisation des terres (p. ex. agriculture, for\u00eat-parc, r\u00e9sidentiel, commercial, industriel), du moyen d\u2019alimentation en eau (c.-\u00e0-d. puits priv\u00e9s, approvisionnement en eau des villes, zones de protection d\u2019eau de source) et du type de sol (c.-\u00e0-d. sol \u00e0 grains fins ou grossiers, sous-sol rocheux). Les crit\u00e8res peuvent changer consid\u00e9rablement selon l\u2019utilisation des terres, alors qu\u2019il faut absolument penser \u00e0 leur utilisation future pour pr\u00e9voir l\u2019existence d\u2019un probl\u00e8me ainsi que sa nature et sa gravit\u00e9. Si l\u2019utilisation future possible du terrain devait \u00eatre plus restrictive (p. ex. passer de l\u2019utilisation industrielle \u00e0 r\u00e9sidentielle), la nature et l\u2019\u00e9tendue de la contamination pourraient \u00eatre beaucoup plus importantes. En revanche, on pourrait consid\u00e9rer un bien immobilier comme contamin\u00e9 pour son utilisation r\u00e9sidentielle, mais pas pour son utilisation commerciale ou industrielle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les phases d\u2019\u00e9valuation environnementale de site<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour mesurer le degr\u00e9 de contamination d\u2019un bien immobilier, le cas \u00e9ch\u00e9ant, on suit g\u00e9n\u00e9ralement les normes de l\u2019industrie, comme ces deux normes de l\u2019Association canadienne de normalisation (ACN)&nbsp;: <em>Z769-01 (R2012) \u2013 \u00c9valuation environnementale de site (EES) phase I <\/em>et<em> Z769-00 (R2013) \u2013 EES phase II<\/em> pour&nbsp;: a)&nbsp;identifier les sources potentielles, la nature et les indices possibles de contamination; b) confirmer la pr\u00e9sence et le type de contamination; et c) d\u00e9limiter l\u2019\u00e9tendue de la contamination. Certains gouvernements (p.&nbsp;ex. le minist\u00e8re de l\u2019Environnement de l\u2019Ontario avec le <em>R\u00e8glement de l\u2019Ontario 153\/04<\/em>) ont des exigences particuli\u00e8res qui diff\u00e8rent du cadre normatif de l\u2019ACN. Quoi qu\u2019il en soit, on effectue habituellement une <em>EES phase I<\/em> par mesure de diligence raisonnable afin d\u2019examiner si les utilisations actuelles ou historiques du bien immobilier \u2013 ou de biens immobiliers adjacents\/voisins \u2013 ont pu y apporter des contaminants. L\u2019<em>EES phase I<\/em> consiste d\u2019ordinaire \u00e0 examiner les documents disponibles (p.&nbsp;ex. cartes d\u2019assurance-incendie, cartes g\u00e9ologiques, bilans environnementaux ant\u00e9rieurs, photographies a\u00e9riennes et dossiers sur les puits for\u00e9s, les services publics souterrains et le zonage municipal) visant les activit\u00e9s men\u00e9es sur le bien immobilier ou \u00e0 proximit\u00e9, \u00e0 visiter le site, \u00e0 interroger des personnes connaissant les activit\u00e9s actuelles et pass\u00e9es sur le site et \u00e0 consulter des rapports. Si l\u2019on devait identifier une source possible de contamination ou observer une contamination potentielle durant la reconnaissance du site, il faudrait faire une \u00e9valuation plus approfondie avec une <em>EES<\/em> <em>phase II<\/em>. Cette \u00e9valuation requiert g\u00e9n\u00e9ralement un \u00e9chantillonnage intrusif de plusieurs milieux (p.&nbsp;ex. excavation de puits d\u2019essai, avancement de puits de forage, surveillance de l\u2019installation de puits) et une analyse en laboratoire pour caract\u00e9riser la nature et l\u2019\u00e9tendue de la contamination en sous-surface. Ajoutant \u00e0 l\u2019avancement de puits de forage et au pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019\u00e9chantillons traditionnels, les technologies d\u2019\u00e9valuation novatrices telles le g\u00e9oradar, la fluorescence induite par laser, la sonde d\u2019interface des membranes et autres technologies semblables sont de plus en plus courantes. L\u2019<em>EES<\/em> <em>phase II<\/em> est compl\u00e9t\u00e9e quand on conna\u00eet la nature de la contamination (c.-\u00e0-d. le type, le volume, les concentrations et l\u2019origine) ainsi que son \u00e9tendue horizontale et verticale par rapport au crit\u00e8re de r\u00e9f\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rique applicable \u00e0 chaque milieu touch\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Durant l\u2019<em>EES<\/em> <em>phase II<\/em>, on d\u00e9veloppe un MSC (p\u00e9riodiquement r\u00e9vis\u00e9 avec de nouvelles donn\u00e9es et informations) afin de comprendre le sort et le transport des contaminants et, par la suite, soutenir la gestion du risque et la rem\u00e9diation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019identification du risque<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9sence de contamination ne signifie pas n\u00e9cessairement qu\u2019il y a un risque inacceptable, ni qu\u2019une rem\u00e9diation est requise pour un bien immobilier contamin\u00e9. Souvent n\u00e9glig\u00e9e, la phase d\u2019\u00e9valuation du risque (c.-\u00e0-d. \u00e9valuation du risque pour la sant\u00e9 humaine et l\u2019environnement) est l\u2019une des plus importantes phases dans la gestion de la contamination d\u2019un bien immobilier. L\u2019\u00e9valuation du risque montrera, dans un premier temps, si les contaminants identifi\u00e9s et leurs quantit\u00e9s posent un risque inacceptable aux r\u00e9cepteurs potentiels et, dans un deuxi\u00e8me temps, les voies d\u2019exposition qui relient le contaminant \u00e0 un r\u00e9cepteur. Les voies d\u2019exposition consid\u00e9r\u00e9es dans l\u2019\u00e9valuation du risque pour la sant\u00e9 humaine comprennent&nbsp;: contact avec la peau; ingestion; inhalation; migration des vapeurs d\u2019eau souterraine jusqu\u2019\u00e0 l\u2019air int\u00e9rieur; et lessivage du sol dans l\u2019eau souterraine. S\u2019il n\u2019y a pas de r\u00e9cepteur ou si la voie entre contaminant et r\u00e9cepteur est incompl\u00e8te (p.&nbsp;ex. le contaminant du sol posant un risque de contact direct est pav\u00e9 d\u2019asphalte), il n\u2019y aura aucun risque. L\u2019\u00e9valuation du risque permettra de d\u00e9gager les facteurs propres \u00e0 chaque voie d\u2019exposition sur le site qui ne sont pas pr\u00e9vus par le crit\u00e8re de r\u00e9f\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rique et d\u2019analyser les risques canc\u00e9rig\u00e8nes et non-canc\u00e9rig\u00e8nes des contaminants identifi\u00e9s par l\u2019<em>EES<\/em> <em>phase II<\/em>. En dernier ressort, l\u2019\u00e9valuation du risque d\u00e9terminera si l\u2019on est en pr\u00e9sence d\u2019un risque inacceptable ainsi que les niveaux de contr\u00f4le du risque et les crit\u00e8res de rem\u00e9diation appropri\u00e9s au site.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La gestion du risque<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Seule la pr\u00e9sence d\u2019un risque inacceptable n\u00e9cessite sa gestion. Le cas \u00e9ch\u00e9ant, la gestion du risque peut inclure&nbsp;: a) \u00e9liminer la source (c.-\u00e0-d. la contamination); b) restaurer le milieu touch\u00e9; c)&nbsp;appliquer des mesures techniques ou institutionnelles\/administratives; ou d) une combinaison des trois. Parfois, l\u2019\u00e9limination de la source est rapide, facile et relativement peu co\u00fbteuse. Mais, elle est souvent complexe et prend beaucoup de temps, elle co\u00fbte cher ou se r\u00e9v\u00e8le techniquement irr\u00e9alisable. Dans ces derniers cas, on g\u00e8re les risques inacceptables par la rem\u00e9diation et(ou) par des mesures techniques\/administratives.<\/p>\n\n\n\n<p>Les m\u00e9thodes de rem\u00e9diation sont identifi\u00e9es et d\u00e9velopp\u00e9es selon divers facteurs propres \u00e0 chaque site, y compris&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>g\u00e9ologie (c.-\u00e0-d. nature du sol [grains fins ou grossiers], sous-sol rocheux);<\/p>\n\n\n\n<p>hydrog\u00e9ologie;<\/p>\n\n\n\n<p>nature, \u00e9tendue, emplacement et accessibilit\u00e9 \u00e0 la contamination;<\/p>\n\n\n\n<p>moteurs de risque et voies d\u2019exposition;<\/p>\n\n\n\n<p>temps disponible; et<\/p>\n\n\n\n<p>utilisation future des terres et plans de red\u00e9veloppement.<\/p>\n\n\n\n<p>Les m\u00e9thodes de rem\u00e9diation peuvent comprendre, pour en nommer quelques-unes&nbsp;: excavation; oxydation chimique in situ; biorestauration am\u00e9lior\u00e9e in situ; extraction \u00e0 la vapeur en phases multiples; pompage et traitement d\u2019eau souterraine; chauffage thermique; biopiles; lavage du sol ex situ; ou diverses m\u00e9thodes de confinement (p.&nbsp;ex. recouvrement). En pr\u00e9sence de contaminants plus r\u00e9sistants ou de plusieurs contaminants disparates, la rem\u00e9diation globale peut n\u00e9cessiter plus d\u2019une m\u00e9thode.<\/p>\n\n\n\n<p>Les mesures techniques et institutionnelles (ou administratives) sont souvent une fa\u00e7on \u00e9conomique d\u2019\u00e9liminer les risques inacceptables courants, alors qu\u2019elles sont \u00e9galement tr\u00e8s efficaces et int\u00e9gr\u00e9es dans les plans de red\u00e9veloppement futur. L\u2019application cibl\u00e9e de mesures techniques ou institutionnelles \u00e0 une voie d\u2019exposition active (c.-\u00e0-d. compl\u00e8te) peut \u00e9liminer efficacement le risque en emp\u00eachant un r\u00e9cepteur d\u2019\u00eatre expos\u00e9 \u00e0 un contaminant. Les mesures techniques peuvent inclure&nbsp;: rev\u00eatement de sol en asphalte; construction de b\u00e2timents; construction de plancher-dalles, pare-vapeur; ou zonage commercial au rez-de-chauss\u00e9e. De leur c\u00f4t\u00e9, les mesures institutionnelles peuvent inclure&nbsp;: changement de zonage pour \u00eatre moins restrictif sur le plan environnemental; restrictions sur l\u2019utilisation des terres (p.&nbsp;ex. zones sans construction ou forage de puits); et(ou) planification de site et de red\u00e9veloppement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quelques consid\u00e9rations sur l\u2019\u00e9valuation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Comme beaucoup de variables peuvent augmenter les co\u00fbts d\u2019\u00e9valuation et de rem\u00e9diation et fluctuer \u00e0 diff\u00e9rents degr\u00e9s, nous serions mal avis\u00e9s de sugg\u00e9rer des co\u00fbts g\u00e9n\u00e9raux. Toutefois, dans le spectre de gestion des sites contamin\u00e9s, la rem\u00e9diation co\u00fbte d\u2019habitude plus cher que l\u2019\u00e9valuation \u2013 certains&nbsp; affirment que d\u00e9penser 10&nbsp;$ en \u00e9valuation vous \u00e9pargnera au moins 100&nbsp;$ en rem\u00e9diation.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant le traitement d\u2019un bien immobilier contamin\u00e9, on se forme fr\u00e9quemment une opinion sur les co\u00fbts avec le MSC, qui se pr\u00e9cisent et s\u2019actualisent \u00e0 mesure que les nouvelles donn\u00e9es deviennent disponibles, que l\u2019on \u00e9value les options de rem\u00e9diation et que les concepts de rem\u00e9diation sont pr\u00e9par\u00e9s et soumissionn\u00e9s. L\u2019\u00e9laboration de ces co\u00fbts peut \u00eatre utile pour comprendre les r\u00e9percussions financi\u00e8res du traitement de la contamination elle-m\u00eame (c.-\u00e0-d. suivre la m\u00e9thode traditionnelle de restauration du bien immobilier d\u2019abord, puis le red\u00e9velopper plus tard), mais la v\u00e9ritable valeur du bien immobilier appara\u00eetra seulement en dressant le portrait entier du site \u00e0 travers le plan futur du propri\u00e9taire. Plusieurs \u00e9tudes de cas disponibles d\u00e9montrent qu\u2019en int\u00e9grant avec succ\u00e8s la rem\u00e9diation et la gestion du risque dans le plan de red\u00e9veloppement, on peut r\u00e9duire consid\u00e9rablement le co\u00fbt global du projet. Les \u00e9valuateurs de biens immobiliers qui tentent de d\u00e9gager les r\u00e9percussions possibles des co\u00fbts associ\u00e9s \u00e0 un bien immobilier contamin\u00e9 devraient travailler avec un professionnel qualifi\u00e9 en \u00e9valuation environnementale de site pour d\u00e9terminer comment, en connaissant la nature et l\u2019\u00e9tendue de la contamination, on pourra appliquer efficacement les mesures de gestion du risque et de rem\u00e9diation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le professionnel qualifi\u00e9 en \u00e9valuation environnementale de site<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 la nature de l\u2019\u00e9valuation des sites contamin\u00e9s, plusieurs provinces exigent de ceux qui font ce travail qu\u2019ils poss\u00e8dent les qualifications requises et, dans certains cas, qu\u2019ils soient sp\u00e9cifiquement d\u00e9sign\u00e9s \u00e0 cet effet (p.&nbsp;ex. professionnel agr\u00e9\u00e9 pour sites contamin\u00e9s en Colombie-Britannique et professionnel qualifi\u00e9 en Ontario). La plupart des gouvernements requi\u00e8rent que les EES soient men\u00e9es ou supervis\u00e9es par un ing\u00e9nieur, un g\u00e9oscientifique ou, dans certaines situations, un biologiste. Les professionnels autoris\u00e9s et d\u00e9sign\u00e9s pour mener et superviser une \u00e9valuation de site contamin\u00e9 et des travaux de rem\u00e9diation doivent r\u00e9pondre \u00e0 des exigences sp\u00e9cifiques et pertinentes relativement aux \u00e9tudes et \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience, en plus de d\u00e9montrer des pratiques conformes \u00e0 la d\u00e9ontologie et de respecter la norme de diligence au sein de l\u2019industrie.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pour nous r\u00e9sumer<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un bien immobilier touch\u00e9 par la contamination peut efficacement se g\u00e9rer pour son utilisation productive, son d\u00e9veloppement, sa r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration et son retranchement. Les phases d\u2019\u00e9valuation environnementale de site d\u00e9finissent la nature et l\u2019\u00e9tendue de la contamination et caract\u00e9risent les conditions du site pour que l\u2019on puisse d\u00e9gager les facteurs qui influencent le risque et la rem\u00e9diation. On \u00e9value les risques pour la sant\u00e9 humaine et pour les r\u00e9cepteurs \u00e9cologiques et, si des risques inacceptables existent, la gestion de risque appropri\u00e9e comportant la rem\u00e9diation et(ou) des mesures techniques ou administratives servira \u00e0 g\u00e9rer la contamination sur le bien immobilier.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors que l\u2019approche traditionnelle consistait \u00e0 restaurer d\u2019abord et red\u00e9velopper plus tard, plusieurs \u00e9tudes de cas d\u00e9montrent que l\u2019int\u00e9gration des mesures de gestion de risque dans le red\u00e9veloppement et l\u2019utilisation future offre potentiellement d\u2019importantes \u00e9conomies. L\u2019\u00e9valuation immobili\u00e8re sur des sites contamin\u00e9s n\u2019est pas un jeu \u00e0 somme nulle, et la valeur d\u2019int\u00e9grer des initiatives de rem\u00e9diation dans le red\u00e9veloppement am\u00e8ne une complexit\u00e9 suppl\u00e9mentaire (mais vitale) \u00e0 l\u2019\u00e9valuation immobili\u00e8re. Travailler avec un professionnel qualifi\u00e9 en \u00e9valuation environnementale de site est critique pour un \u00e9valuateur immobilier s\u2019il esp\u00e8re estimer avec comp\u00e9tence la valeur d\u2019un bien immobilier contamin\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>G\u00e9rer la contamination pour l\u2019utilisation productive, le d\u00e9veloppement et le retranchement des biens immobiliers Par Andrew H. 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